| Décembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Moi qui suis ardennaise, je ne pouvais faire le premier article de cette catégorie sans parler des légendes de chez moi. Bien que souvent
les légendes dites ardennaises sont souvent originaires de la partie belges des ardennes , j'en connais quelques unes situées dans mon département. Voici donc pour commencer une histoire
de makrale, ou sorcière ardennaise.
Pour tous les ardennais qui liront ce blog, sachez que cette légende se passe sur les hauteurs de Gespunsart.
Il est un endroit isolé dans les bois ou se croisent six chemins pierreux. Autrefois, c'était un lieu de sabbat. Un jour, trois filles eurent l'imprudence de s'y
rendre par curiosité et éblouïes par le Malin, elle s'offrirent à lui corp et âme contre du pouvoir et de l'argent. Quelques temps plus tard, les trois jeunes filles songèrent à se marier
avec trois jeunes hommes du village. Ce qui eut pour conséquence de déplaire au diable qui métamorphosa les jeunnes filles en vieilles femmes hideuses et fit écraser les prétendants sous un
arbre. On accusa les trois makrales qui furent brûlées vives.Le lendemain, au milieu des cendres, on vit trois peupliers sortirent d'une même souche et grandir à vue d'oeil. Ils furent nommés le
Bouquet des sorcières.
Quand le vent du nord soufflait dans ces arbres, ces derniers poussaient des gémissements ou des sanglots. On pensait alors que les sorcières demandaient des prières. On raconte que ces peupliers devinrent l'objet d'un pélerinage pour les jeunes filles désireuses de se marier. Puis un jour les âmes cessèrent leurs plaintes et le Bouquet des sorcières disparut. Les trois âmes étaient délivrées des tourments et plus personne ne se souvient aujourd'hui de l'emplacement des peupliers.
sources: Légendes ardennaises
Un lieu où toute la détresse se concentre à travers l’errance des âmes en peine.
Depuis la création des Mondes cet endroit demeure sans aucune flamme. La brume y est perpétuelle happant les silhouettes pour
mieux leur dissimuler tout échappatoire. Ici finissent ceux qui se refusent au repos, ceux dont l’âme rongée par les regrets et les remords se laissent conduire docilement aux abords de ces eaux
troublées qui ceinturent les Enfers.
Les premiers Lamentés ont finis par se fondre au décor, devenant des statues de pierres, soutenant la paroi rocheuse qui abrite le fleuve, tandis que d’autres inconsolables n’ont trouvé réponse qu’au plus profond des eaux. Ces âmes qui se sont précipitées dans le fleuve remontent parfois à la surface pour se faire l’écho des plaintes les plus douloureuses. On peut apercevoir alors, transperçant la brume, des silhouettes humides implorantes et pleureuses qui déchirent le silence des lieux de leurs voix tristes. Ceux qui entendent ces appels, comme ceux qui y répondent, n’ont plus aucune chance de trouver le repos.
Ainsi se déroule le cercle de
désespoir engendré par ce lieu qui se devait avant tout n’être qu’un palier pour le repos de l’âme. Aujourd’hui ces eaux s’écoulent imperturbables
faisant de ses lieux de passages les endroits les plus calmes du Monde des Ombres, entraînant les âmes perdues à travers tout le royaume du Dieu Arawn sans jamais leur offrir un espoir de répit.
Ce que vous en dites