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Mercredi 5 août 2009 3 05 08 2009 11:44

Repartons pour un petit tour des légendes de par chez moi avec l'histoire du Bayeux des Mazures.

Ha! je vous vois déjà vous demandant ce que nous pouvons bien entendre par "Bayeux". Et bien, dans notre récit, il faut l'entendre comme le Crieur. Le terme de "Bayeux" est peut etre utilisé en d'autre circonstance, je dois vous avouer, qu'en dehors de cette légende je ne l'ai jamais entendu. Cependant, je n'ai pas le monopole ( mais alors loin de là ) de l'emploi du patois adrennais. A ce sujet, j'en apprend tous les jours.

Mais revenons-en à notre Hurleur, venez, entrez dans son histoire.

Cette légende prend racines dans le "pays" des Mazures, petit village entouré de forêt. Parmi elles, séparant le village de la très belles et mystérieuses vallée de la Meuse ( berceau des légendes les plus connnues) le Bois des Marquisades est le théatre des apparitions nocturnes du Bayeux.

On raconte qu'autrefois aux Mazures, vivait un riche paysan, usuriers de temps à autres, surnommé            " Mochet" à cause de son apparence et de sa cupidité ( Mochet viendrait de émouchet, un petit rapace).

C'était un homme qui ne faisait pas de sentiment en affaires, et tout était bon pour augmenter sa fortune.
Un jour, alors qu'il revenait de Revin, il fut surpris par la nuit.  L'homme se perdit dans l'épais brouillard qui glissait entre les troncs nus des arbres. C'est alors, qu'au loin, une lumière apparut. Se croyant sauvé, Mochet marcha en direction de cette lumière jusqu'à ce que ses pieds s'enfoncent dans la boue. 
C'est alors que la lumière s'approcha de lui avant de virevolter au-dessu de sa tête. Mochet avait été trompé par un feu-follet,( une lumerette comme on dit chez nous) qui l'avait dirigé vers un marécage. 
Plus Mochet se débattait, plus il s'enfonçait dans la vase. D'autres lumerettes avaient surgit d'un peu partout, dansant autour de leur victime.
 Au moment où il se sentit disparaitre, l'homme poussa un cri désespéré tandis que minuit sonnait à l'église des Mazures.
Puis tout redevint silencieux.

Depuis, chaque nuit, à l'heure où il a disparut dans le marais, le Mochet quitte son lit de noue pour faire entendre son cri affreux.

Cri de rapace, diront les esprits les plus forts. 













                                                                                           quelques minutes encore avant que...

Par Shéliak - Publié dans : Légendex des récits du coin du feu - Communauté : Légende d'ici et d'ailleurs
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Voici venir...

extrait de mon roman

   Le fleuve des Lamentés.

 

           

            Un lieu où toute la détresse se concentre à travers l’errance des âmes en peine.

 
          
Depuis la création des Mondes cet endroit demeure sans aucune flamme. La brume y est perpétuelle happant les silhouettes pour mieux leur dissimuler tout échappatoire. Ici finissent ceux qui se refusent au repos, ceux dont l’âme rongée par les regrets et les remords se laissent conduire docilement aux abords de ces eaux troublées qui ceinturent les Enfers.

            Les premiers Lamentés ont finis par se fondre au décor, devenant des statues de pierres, soutenant la paroi rocheuse qui abrite le fleuve, tandis que d’autres inconsolables n’ont trouvé réponse qu’au plus profond des eaux. Ces âmes qui se sont précipitées dans le fleuve remontent parfois à la surface pour se faire l’écho des plaintes les plus douloureuses. On peut apercevoir alors, transperçant la brume, des silhouettes humides implorantes et pleureuses qui déchirent le silence des lieux de leurs voix tristes. Ceux qui entendent ces appels, comme ceux qui y répondent, n’ont plus aucune chance de trouver le repos.

 Ainsi se déroule le cercle de désespoir engendré par ce lieu qui se devait avant tout  n’être qu’un palier pour le repos de l’âme. Aujourd’hui ces eaux s’écoulent imperturbables faisant de ses lieux de passages les endroits les plus calmes du Monde des Ombres, entraînant les âmes perdues à travers tout le royaume du Dieu Arawn sans jamais leur offrir un  espoir de répit.

 
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