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Jeudi 26 mars 2009 4 26 03 2009 15:52
Les créatures de la nuit sont nombreuses, et certaines portent le masque de la beauté.  Ainsi en est-il de la Mara, la succube norvégienne.


(peinture ci dessus signée AKAHASTUR
http://akahastur.free.fr/bio.htm)

La légende rapporte qu'un pêcheur, aussi jeune que vigoureux, vivait sans épouse pour partager sa vie. Pourtant chaque nuit, il rêvait qu'une très belle femme brune, à la peau blanche comme le lait, se glissait dans ses draps et lui offrait son corps. Chaque fois il se réveillait en sueur de ces rêves luxurieux, l'air hagard et le front moite.
Une nuit, au lieu de s'endormir comme à son habitude, il laissa sa bougie allumée et observa ce qu'il se passsait dans sa chambre.
Il patienta en silence jusqu'à ce que, peu après minuit, il vit une sorte de vapeur s'échapper d'un interstice du mur et entrer dans la pièce. Il attentit que toute la vapeur fut entièrement entrée avant de se précipitée vers l'ouverture et de la boucher avec la cire de sa bougie.
Lorsqu'il se retourna, il constata que la brume avait disparut mais qu'à la place se tenait une femme, identique en tout point à l'amante de ses rêves. Le pêcheur savait qu'il s'agissait d'une mara, d'un esprit nocturne, mais elle était si belle et si sensuelle qu'il décida d'en faire sa femme.
Le jour, la mara était comme éteinte, la peau diphane, le regard vide, donnant l'impression d'avoir du mal à conserver son apparence humaine. Mais dès que venait la nuit,elle prenait de la consistance et de la force se révélant une amante infatiguable.
En ce qui concerne le pêcheur c'était l'inverse, le jour il  possédait sa belle énérgie, mais la nuit il était entièrement sous le pouvoir de cette femme.
Dans le village on se posait des question sur les origines de cette femme, et dans un premier temps on envia le pêcheur. Mais bientôt ils se rendirent compte que le jeune homme vigoureux perdait en présence, devenant de plus en plus atone tandis que sa femme gagnait en joues roses.
Ils ignoraient que la mara, nuit après nuit, se nourrissait de la substance de vie du pêcheur.
Cette aventure aurait du se terminer par la mort du pêcheur, mais celui-ci réagit à temps, retira la cire qui bouchait l'ouverture et pria la mara de sortir de sa chambre et de sa vie.
La femme de nuit ne cacha pas son regret mais toute fois reprit sa forme brumeuse et disparut dans l'interstice du mur. Il ne fallut que quelques jours au pêcheur pour retrouer toute sa vitalité.

Cependant cela ne finit pas toujours bien. On accordait à la mara, la capacité à provoquer des cauchemards. Elle s'asseyait sur le buste de sa victime, et engendrait des difficultés à respirer, voire même des suffocations.
Par Shéliak - Publié dans : Légendex des récits du coin du feu - Communauté : Légende d'ici et d'ailleurs
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Voici venir...

extrait de mon roman

   Le fleuve des Lamentés.

 

           

            Un lieu où toute la détresse se concentre à travers l’errance des âmes en peine.

 
          
Depuis la création des Mondes cet endroit demeure sans aucune flamme. La brume y est perpétuelle happant les silhouettes pour mieux leur dissimuler tout échappatoire. Ici finissent ceux qui se refusent au repos, ceux dont l’âme rongée par les regrets et les remords se laissent conduire docilement aux abords de ces eaux troublées qui ceinturent les Enfers.

            Les premiers Lamentés ont finis par se fondre au décor, devenant des statues de pierres, soutenant la paroi rocheuse qui abrite le fleuve, tandis que d’autres inconsolables n’ont trouvé réponse qu’au plus profond des eaux. Ces âmes qui se sont précipitées dans le fleuve remontent parfois à la surface pour se faire l’écho des plaintes les plus douloureuses. On peut apercevoir alors, transperçant la brume, des silhouettes humides implorantes et pleureuses qui déchirent le silence des lieux de leurs voix tristes. Ceux qui entendent ces appels, comme ceux qui y répondent, n’ont plus aucune chance de trouver le repos.

 Ainsi se déroule le cercle de désespoir engendré par ce lieu qui se devait avant tout  n’être qu’un palier pour le repos de l’âme. Aujourd’hui ces eaux s’écoulent imperturbables faisant de ses lieux de passages les endroits les plus calmes du Monde des Ombres, entraînant les âmes perdues à travers tout le royaume du Dieu Arawn sans jamais leur offrir un  espoir de répit.

 
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